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GRANDINOTE VOLTA & SHINAÏ – Un ensemble de haute émotion

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Une fois n’est pas coutume, nous vous proposons pour ce début d’année 2020, de mettre à l’honneur non pas un appareil seul, mais un ensemble qui traverse les années, les modes et les évolutions de la Haute Fidélité avec une incroyable quiétude.

 

Vous ne serez pas étonnés que nous souhaitions mettre en exergue, une nouvelle fois, une production toute transalpine. Nous les aimons beaucoup en général.

Mais pas n’importe laquelle s’il vous plait !

 

Si vous ne connaissez pas la marque GRANDINOTE, nous vous convions à la découvrir séance tenante, tant elle offre au mélomane épris de beautés sonores, une solution vraiment exceptionnelle à cette insatiable quête.

 

Alors certes, nous ne nous étendrons pas sur le look « GRANDINOTE » qui a autant ses détracteurs que ses afficionados (si, si, vous pouvez nous croire).

 

Par contre, nous nous attarderons plus volontiers sur le Son GRANDINOTE (oui, avec un grand « S », nous assurons !), qui joue dans une cours musicale qui lui est propre, mais avec un brio et un bagout assez irrésistible !

 

Si vous voulez entendre un appareil qui propose une amplification en vraie classe A, le GRANDINOTE SHINAÏ est probablement l’appareil qui représente le mieux cette classe d’amplification.

Magri Massimiliano, fondateur de la marque GRANDINOTE et concepteur du SHINAI n’a pas fait les choses à moitié avec son concept Magnetosolid.

Techniquement, il faut retenir que les schémas utilisent des transistors de sortie dont la charge est assurée par un transformateur, et que chaque transistor dispose d’une alimentation qui lui est totalement dédiée. L’avantage de cette configuration se traduit par une absence totale de condensateur de liaison. Intégralement double monophonique, le SHINAÏ embarque deux cartes totalement séparées (une pour chaque canal), avec deux alimentations distinctes. Il faut ajouter que le SHINAÏ est complété par un système sans contre-réaction. Les étages de sorties fonctionnent en pure classe A sous 4 et 8 ohms. Les transistors – spéciaux – travaillent sous haute tension en simple push-pull (deux transistors pour chaque canal). Chaque transistor dispose de sa propre alimentation, ce qui fait que le SHINAÏ n’offre qu’une seule puissance de 37 watts, qui est plus que suffisante pour alimenter pratiquement toutes les enceintes du marché comme nous allons le voir.

Vous l’aurez compris, l’architecture d’un amplificateur GRANDINOTE est tout simplement unique et original dans l’univers ô combien diversifié de la Haute Fidélité, l’étage d’amplification ayant pour ambition de réunir les avantages des technologies à tube et à transistor (d’où le nom de Magnetosolid).

 

Si vous pensez encore que le GRANDINOTE SHINAÏ est un joli petit joujou, nous vous invitons à venir le soupeser dans vos bras que nous espérons solides. Le bébé fait 40 kg et repose sur quatre pieds sphériques en aluminium destinés à un découplage efficace, et à minimiser toutes formes de vibrations qui viendraient perturber le bon fonctionnement de l’appareil…

 

Avec le GRANDINOTE VOLTA, nous sommes devant un appareil qui apparaît globalement plus « portable » avec ses 8 kilogrammes.

Mais n’espérez pas trouvez une autre différence entre ces deux appareils. Car tout a été conçu ici encore pour offrir en toute simplicité le sublime de l’écoute.

Le VOLTA est un Streamer / DAC contrôlable à distance à partir d’une tablette, d’un smartphone ou d’un ordinateur personnel.

Il lit les fichiers audios ET vidéos à partir d’éléments de stockage (NAS, clé USB, disque dur externe) ou d’un service de streaming.

Sa grande versatilité en matière de lecture de formats numérisés, sa conversion extrêmement précise en analogique, ses alimentations et étages de sorties issues de la technologie Magnetosolid font du GRANDINOTE VOLTA un des appareils les plus fidèle de lecture numérique jamais créé. Rien que cela !

 

Ses caractéristiques techniques méritent d’être posées :

  • Sortie stéréo XLR (entièrement symétrique)
  • Sortie stéréo RCA
  • Commande directe pour inverser la phase de sortie
  • Sortie HDMI Ultra-HD jusqu’à 3840×2160 @ 60P
  • Port Ethernet 10/100/1000 MBit RJ45
  • WiFi 2,4 GHz / 5 GHz AC – 802.11a / b / g / n / ac
  • Port USB type A
  • DSD (64x / 128x) et PCM 384 kHz 32 bits
  • Classe A
  • Pas de retour d’information
  • Étages de couplage direct: aucun condensateur utilisé

Bon, eh bien alors, c’est bien joli les considérations techniques nous direz-vous, mais cela ne vaut peut-être pas tripette à l’écoute, hein ?

 

Eh bien, si les considérations techniques sont effectivement de froids concepts couchés sur le papier, l’écoute de cet ensemble, dont le mariage est optimal, nous révèle des talents musicaux qui sont bien réels.

 

Si vous êtes à la recherche d’une écoute à la fois posée mais sachant insuffler de l’énergie et de la vie dans vos enregistrements, et bien, croyez-nous, vous allez être servi(e) !

La musique dématérialisée vous apparaît bien souvent comment analytique et d’une certaine froideur ? Avec le VOLTA vous risquez d’être surpris(e) par le moelleux de sa restitution sonore.

Car si l’ambition du concepteur de ces appareils était de réunir les avantages du tube et du transistor, force est de constater qu’il a transformé son essai, bien au delà ce qui pouvait être espéré.

Ecouter un ensemble GRANDINOTE est toujours un moment d’une agréable volupté sonore. Nous ne connaissons personne à ce jour, qui n’ait pas reconnu pas à ces appareils un talent indéniable à apporter autant de peps, enveloppé de couleurs sonores et de chaudes sonorités. Quand la musique doit swinguer, eh bien, cela bouscule comme il se doit. Mais quand l’instant sonore est à la suavité, cet ensemble GRANDINOTE vous distille un nectar sonore des plus délicats.

Fin et mélodieux comme aucun autres, tout autant qu’il peut être endiablé et incisif, le SHINAÏ et le VOLTA n’offrent pour autant aucune sensation de dureté. Le détourage des enregistrements et des ensembles instrumentaux est remarquable, mais à aucun moment, il ne peut lui être reproché d’offrir la moindre froideur.

Cet ensemble est plutôt véloce. Capable de suivre les injonctions musicales sans ciller et sans s’essouffler. Et pourtant, il émane de son écoute une incomparable émotion musicale. Si le SHINAÏ et le VOLTA devaient être comparés à du nougat, cela ne serait tout simplement pas possible. Ils ne sont ni durs, ni mous, bien qu’ils puissent avoir ces deux consistances en même temps… mais ils en gardent l’incomparable saveur.

 

La richesse tonale de cet ensemble est tout simplement fabuleuse mais la capacité toute particulière du VOLTA à tirer un maximum d’informations de tout fichier numérisé, tout en conservant ce côté mélodieux est tout bonnement exceptionnel, cette sensation de détails n’étant absolument pas accompagnée d’un on ne sait quoi d’analytique.

Le Chicago Symphony Orchestra sous la baguette de Sir Georg Solti dans la 9ème symphonie de DVORAK est ici irrésistible. Outre que les pupitrages sont parfaitement perceptibles, la rutilance de l’orchestre est une vraie leçon de vie au niveau de l’enregistrement. Les cuivres y apparaissent avec un grain et une définition des timbres qui forcent l’admiration. Les premiers violons ont une densité et une finesse dans les aigus qui sont souverains. Les percussions y apparaissent incisives et percutantes comme il se doit. Ici, pas de trainage ou encore de molesse entre les notes. L’écoute est tonique et l’holographie est vaste.

 

Sur ce même répertoire, la leçon d’orchestre que nous donne Ferenc Fricsay avec le Berliner Philharmoniker, même si elle est d’une autre lecture, nous apporte ici toute la densité qu’est capable cette prestigieuse phalange enregistrée en 1960. Les instruments à vent possèdent une incarnation avec l’ensemble GRANDINOTE, qui nous approche réellement du concert. La fluidité et l’aération de l’orchestre sont perceptibles. Les tutti possèdent à la fois une matérialité et une densité sonore qui nous plongent au cœur de ce bel enregistrement.

 

Avec Ablaye CISSOKO & CONSTANTINOPLE et leur album « Traversées », nous changeons évidemment de registre sonore. Mais force est de constater que le SHINAÏ et le VOLTA restent très à l’aise avec cette partition de bien belle qualité que QOBUZ met à notre disposition en fichier numérisé.

La richesse tonale des instruments est ici un régal pour les oreilles. La kora se déploie avec beaucoup de finesse et une fois encore, il y a beaucoup d’air qui circule entre les instruments.

Ce qui attire tout particulièrement l’attention, c’est également la profondeur de la restitution sonore avec des instruments qui, tout n’étant pas sur le même plan, se fondent néanmoins harmonieusement pour former un ensemble d’une bien belle cohérence.

 

Avec Organ Music Before Bach par Kei Koito, la scène sonore déployée par l’orgue restitue toute l’intensité de l’instrument avec là aussi, une scène sonore vaste et envoutante. Les infra graves nous sont donnés ici avec toute l’énergie de ce que nous pourrions entendre dans la vraie vie. Et puis, quelle chaleur sonore !

 

Le Concerti Italieni et Rinaldo Alessandrini dans leur exécution de morceaux de BACH, VIVALDI et MARCELLO sont éblouissants dans leur interprétation. La prise de son est magnifiée par l’ensemble GRANDINOTE en restituant le vaste environnement où les interprètes s’adonnent à leur art musical. Ce qui frappe surtout, c’est la capacité du VOLTA à venir tempérer tout les excès possible d’un tel enregistrement tout en apportant une réverbération qui n’est pas envahissante et qui laisse aux instruments anciens la capacité d’exprimer la subtilité de leurs jeux vocaux.

 

Avec Aguas da Amazonia de Philip GLASS interprété par le MDR Leipzig Radio Symphony Orchestra sous la direction de Kristjan Järvi, la pétillante partition du compositeur est ici restituée avec beaucoup de fraîcheur et de spontanéité. Il n’y a aucun doute sur le fait, qu’une fois encore, le SHINAÏ et le VOLTA sont des appareils hors concours dans leur capacité à apporter une tension et une épaisseur aux meilleurs enregistrements. Les batons de pluie et la trompette se fondent ici de bien belle manière au sein de l’orchestre. Mais c’est surtout le sens du détail du VOLTA qui permet de nous offrir des perspectives sonores, dont la chatoiement des instruments utilisés en solo, se marient de manière très élégante dans l’orchestre

 

Avec le fichier en version numérisée par QOBUZ de « The Later Years » des PINK FLOYD, il ne fait aucun doute que l’ensemble GRANDINOTE est capable de descendre très bas au niveau des octaves. Ne doutez pas davantage du talent de ces deux appareils à apporter une cohérence d’ensemble de très haut vol, surtout à fort bon niveau sonore des morceaux dont la majorité sont en Live. Et ce sans avoir la sensation de la moindre fatigue.

 

Avec Alison Krauss et Union Station avec leur album « Live at Louisville Palace », il va sans dire que le gang de bienfaiteurs que constitue l’ensemble GRANDINOTE, nous permet de déguster avec délice la voix de la chanteuse. L’impression de la scène sonore est ici restituée avec beaucoup de naturel et de spontanéité. La contrebasse de Barry Bales acquiert une présence que nous entendons plutôt rarement avec d’autres ensembles. Le jeu de Jerry Douglas est porté avec beaucoup d’incandescence et de subtilité. Un pur plaisir musical !

 

Avec Ignacio Alderte et sont album « Sortilèges de la Harpe Indienne », nous pouvons affirmer que les harmoniques plutôt complexes de cet instrument trouve enfin ce délié et cette fraîcheur qui nous n’avons pas eu beaucoup l’occasion d’entendre avec pas mal de systèmes audio que nous avons écouté. Le son cristallin de la harpe, dont il faut saluer ici l’enregistrement de bien belle facture, apparaît dans des dimensions crédibles. Mais c’est surtout, la finesse de la restitution globale qui nous convainc de la capacité de l’ensemble GRANDINOTE a poser chaque enregistrement sans en rajouter.

 

« The eye » par Yello nous convainc également. La tension de la musique est bien restituée et les basses fréquences nous sont servies généreusement. La tenue du SHINAÎ et du VOLTA dans cette partition plutôt chargée est irréprochable. Le suivi mélodique est sans faille et la perspective sonore – vaste – est parfaitement retranscrite. Du peps, il y en a !

 

Ce qui est en définitive remarquable dans le travail réalisé par Magri Massimiliano, c’est qu’il est impossible de trancher définitivement sur la nature intrinsèque de ses deux réalisations.

Le SHINAÏ et le VOLTA se rapprochent-ils du monde du « tube » ou de celui du « transisitor » ?

 

Nous allons vous confier notre sentiment.

Ce n’est ni l’un ni l’autre.

C’est l’un et l’autre.

 

Et cette alternative est l’une des plus remarquables alternatives sonores qui existe actuellement sur la planète HiFi.

 

Mais, dites-nous.

Et si vous veniez nous donner votre propre impression sur la question ?

 

N’hésitez pas à venir écouter cet ensemble que nous tenons à l’attention de vos oreilles quand vous le voudrez.

 

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