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PMC FACT 8 – L’excellence à la manœuvre (une fois encore)

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Nous avons reçu il y peu, les toutes récentes PMC FACT 8, bien protégées dans leur double emballage.

Nous les attendions de pieds fermes.

 

 

Aussitôt reçues, aussitôt à l’écoute !

Car n’en doutez pas, nous sommes nous aussi de grands enfants et nous piaffions d’impatience de pouvoir faire joujou avec elle.

Et puis c’est bientôt les fêtes de fin d’année après tout, et nous avons bien le droit de temps à autre de nous offrir de petits plaisirs.

 

Allons, reprenons-nous…

 

Une nouvelle paire de PMC mérite ce qui se fait de mieux et c’est donc tout naturellement que nous les avons marié d’autorité avec un GRANDINOTE Shinaï.

 

Pour être francs, les premières notes nous ont fait comprendre qu’il nous faudrait s’armer de patience avec quelques bonnes heures de rodage à minima, ce qui n’est d’ailleurs pas anormal.

 

Mais une cinquantaine d’heures plus tard, ces deux fins bébés commençaient à nous distiller de bien agréables mélopées.

 

 

S’il y a bien un mérite à accorder aux PMC FACT 8, c’est leur exquise capacité à se fondre dans le paysage quel qu’il soit.

D’une finesse de ligne incomparable, elles n’auront pas leur pareil pour se faire oublier dans votre intérieur.

Il en est de même au niveau de la restitution sonore.

Leur équilibre tonal, leur justesse au niveau des timbres permet assez vite d’éviter toute question quant à leur capacité à servir au mieux vos enregistrements préférés.

 

Pour faire simple, les PMC FACT 8 savent se faire oublier physiquement et musicalement et c’est un des plus beaux compliments que l’on puisse faire à une enceinte acoustique. Il n’est pas si courant en effet d’écouter de la musique et d’en oublier que celle-ci est émise par un objet rectangulaire avec des haut-parleurs dedans…

 

La finition de la FACT 8 est exemplaire et nous n’en attendions pas moins de nos amis de chez PMC. En aparté, la couleur Metallic Graphite est d’ailleurs craquante et tranche un peu par rapport aux finition noire ou blanche que l’on peut voir ici ou là.

 

D’un poids encore raisonnable – 20 kg – elles se déplacent sans grande peine.

Pour les FACT 8, PMC a innové en remplaçant les pointes par des pieds ronds, ce qui n’est pas fait pour nous déplaire chez Audio Design Sound. Nos connaissances et notre pratique en acoustique nous font penser qu’une bille – dont la surface de tenue au sol est inférieure à la plus acérée des pointes – présente une capacité d’évacuation des vibrations idéale. C’est un sujet que nous aurons d’ailleurs le plaisir de développer dans un de nos prochains articles.

 

Maintenant et pour être objectifs, ce n’est qu’après qu’une bonne centaine d’heures de fonctionnement que ces belles enceintes vont se révéler vraiment.

Et autant le dire, cela vaut la peine d’attendre ce moment.

 

Les FACT 8 sont tout autant étonnantes qu’épatantes.

 

Les graves à la fois fermes et toniques qui sortent des FACT 8 sont assez remarquables, comparé au volume compact de la colonne. Mais comment font-ils chez PMC pour arriver à un tel résultat ? Certes les évents y contribuent directement. Mais cela ne saurait constituer la seule réponse. Le rendement des haut-parleurs, dont le diamètre reste peu important, constitue un complément de réponse. Mais c’est surtout la tenue exemplaire du coffrage qui permet à la fois la vivacité et le caractère bien senti des basses fréquences dont sont capables les FACT 8.

 

Le sentiment de sérénité sonore que la FACT 8 dégage lors de certains enregistrements qui s’y prêtent fera sans doute référence. Nous avons en effet été subjugués à l’écoute du Magnificat de Kim André ARNESEN, non seulement par la qualité de la restitution mais plus encore plus, par la plénitude sonore qui se dégage de cet enregistrement. Tout est évidemment à sa place – des interprètes aux instrumentistes, et ce dans des conditions d’écoute réaliste – mais il y a ici un rien de délié qui participe au côté divin de cette partition que nous vous invitons à découvrir si ne n’est déjà fait.

 

 

Cette sensation se trouve en tout point confirmée à l’écoute de la finale de la troisième symphonie de COPLAND sous la direction de Carlos KALMAR. Le pupitrage apparaît une fois encore de façon très réaliste et il y a beaucoup d’aération entre les instruments.

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Une écoute attentive permet de se rendre compte que les FACT 8 opèrent en fait un léger retrait de la projection de la restitution orchestrale dans son ensemble, ce qui se traduit par une perte de quelques rangs au niveau de l’écoute mais contribue à une cohérence de l’ensemble du message sonore qui est la bienvenue. En creusant cette écoute d’ailleurs, on peut même se demander si les FACT 8 ne proposent pas justement une image plus fidèle de l’enregistrement d’un orchestre symphonique. En tout cas les percussions au fond de l’orchestre participe de manière vigoureuse à la crédibilité de l’image sonore. On se rend compte que les FACT 8 sont capables de suivre avec beaucoup de tonicité les messages sonores les plus rapides sans effet de traînage.

 

Avec le Trio Elégiaque, les FACT 8 nous offrent une vivacité et une fraicheur musicale réjouissante de la lecture des Trios de Lugwig Von BEETHOVEN. Une fois encore, il y a beaucoup d’air qui circule entre les instrumentistes et cette impression de vérisme sonore se vérifie de nouveau.

 

 

Cette spontanéité sonore est bien traduite avec l’enregistrement des Concertos Brandebourgeois de Johann Christian BACH sous la baguette d’Alfredo Bernardini et l’ensemble Zefiro. Ce côté bondissant, enjoué des interprètes confirme les qualités intrinsèques des FACT 8 à suivre des partitions rapides sans s’essouffler.

 

 

Avec le dernier album « The Later Years »  des Pink Floyd tiré de l’enregistrement numérique de chez Qobuz, les FACT 8 se sentent plutôt à l’aise. Ici encore, il demeure étonnant qu’une enceinte ayant un coffre limité en volume puisse offrir autant d’ampleur. Les fréquences basses étonnent – même si elles ne dameront pas le pion à des devancières possédant des dimensions plus amples – avec une restitution de l’énergie sonore qui est plutôt confortable.

 

 

Toujours chez Qobuz, cette impression sur ces basses fréquences se trouve confortée à l’écoute de FOREIGNER « with the 21st century symphony orchestra & chorus ». Le sentiment d’aération de la scène sonore contribue assurément à apporter du souffle aux basses fréquences. Mais la capacité de la FACT 8 à préserver de manière harmonieuse l’intégrité de l’ensemble de la bande sonore, n’y est pas pour rien également.

 

 

Dans « Birds on a Wire » interprété par la délicieuse Rosamary Standley du groupe Moriarty, nous découvrons les FACT 8 dans leurs œuvres, avec une maitrise aboutie des fréquences médiums et aigus. La voix est irréprochable et la présence du violoncelle est tout simplement somptueuse. Ce sentiment de présence de l’artiste est remarquable et il se dégage une véritable émotion de ce superbe album qui a été réalisé avec soins. Ce d’autant que la projection de la voix de Rosemary Standley (et donc l’ensemble des médiums) reste vraiment raisonnable par rapport au reste de la bande sonore. Nous aimons beaucoup et crédibilise le caractère éminemment naturel de cet album.

 

 

Quel sentiment de vie encore une fois à l’écoute du Bob Stenson Trio et de son dernier opus « Contra la Indecision ». La finesse des textures sonores est réelle et en toute honnêteté, bien supérieure à bien des enceintes acoustiques dont le prix est pourtant plus ambitieux.

 

 

L’écoute d’un classique comme « We Get Request » par The Oscar Peterson Trio est toujours enrichissant.

Le sentiment que la FACT 8 est capable d’insuffler à cet enregistrement ne se dément pas. Que tout cela est bondissant, sautillant et plein de vie, même si, bien sur, nous avons le sentiment que les basses fréquences pourraient aller encore plus loin !

Mais, fichtre que tout cela à bel allure et sonne bien aux oreilles !

 

 

Vous l’aurez compris, les FACT 8 se seront peut-être pas les enceintes les plus universelles qui soient.

Plus à l’aise sur les registres classiques ou l’opéra, elles ne démériteront néanmoins pas sur des musiques plus modernes.

 

Si vous chercher des enceintes qui savent se glisser sans prendre trop de place dans votre intérieur, sachez que vous ne serez pas frustré(e) à découvrir tous les registres musicaux.

Capables de restituer vos enregistrements avec une justesse tonale qui va très loin, vous éprouverez de bien beaux moments de plaisir à leur écoute.

 

Que votre pièce d’écoute mesure à peine 10 m2, jusqu’à 50 m2, les FACT 8 y seront à leur aise sans nécessiter d’une amplification monstrueuse. Leur rendement de 88,5 dB permet d’en jouir sans avoir à pousser votre amplificateur de manière déraisonnable.

Leur manière d’apporter matière et énergie dans les enregistrements est palpable. Il en est de même en termes d’holographie avec un respect des proportions sonores qui est digne de respect.

La cohérence de la bande passante, des registres graves aux plus aigus, contribue à cette luminosité dont PMC est l’un des meilleurs représentants en la matière.

Rapides et capables des plus infimes nuances sonores, les FACT 8 sauront vous accompagner sans faillir, même sur des enregistrements réputés difficiles.

 

Question placement, les FACT 8 sont faciles à vivre comme vous pourrez le constater.

A l’aise, autant avec des amplifications à tubes qu’avec des transistors de classe A, A/B ou D, les FACT 8 adorent retranscrire des messages sonores – qu’ils soient analogiques ou numériques – avec emphase et chaleur.

 

Alors bien sur, leur prix ne met pas les FACT 8 pas à la portée du premier venu, comme c’est souvent le cas avec les PMC.

Mais nous pouvons vous garantir que l’investissement en vaut vraiment la chandelle.

 

 

 

 

 

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