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PMC Twenty5 23: Retour aux fondamentaux musicaux

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Histoire d’entrer tout de suite dans la danse du débat (à ne pas confondre avec le débat de la danse qui est un autre sujet), qui a dit qu’une enceinte acoustique de petit volume n’était pas capable de grandes capacités musicales ?

 

Allez, qui a dit cela ? Qu’il ose au moins lever le doigt.

Non, personne ?

 

Eh bien vous avez tout à fait raison.

Car l’évolution dans le domaine des enceintes acoustiques a été particulièrement remarquable ces dernières années. La maitrise des caisses tout comme la puissance accrue délivrée maintenant par les haut-parleurs permettent dans un volume contenu de transmettre puissance et énergie toute en finesse.

 


La PMC Twenty5 23 est particulièrement emblématique de ces évolutions.

Haute d’un peu moins d’un mètre pour 15 kilogramme sur la balance, la première impression qui pourrait dominer est son caractère un tant soit peu chétif. N’est-ce pas ?

 

Si c’est ce que vous pensez de cette enceinte, nous vous invitons à venir l’écouter d’urgence. Il est grand temps en effet de réviser votre opinion.

 

Fine et racée par sa ligne, l’image sonore qu’elle délivre l’est tout autant, voire même davantage. A l’aise dans des pièces entre 10 à 50 m2, la PMC Twenty5 23 à une taille inversement proportionnelle à son aptitude à délivrer une image sonore d’ampleur et saisissante…

 

Tout y contribue d’ailleurs.

 

En comparaison avec sa précédente gamme, PMC a apporté de nombreuses innovations avec de meilleurs composants électroniques dans le filtre passif, un nouveau type de haut-parleur de grave-médium G-weave à membrane plus rigide avec fibres de verre, un nouveau type d’évent, ainsi que des caisses plus épaisses.

L’architecture interne de l’enceinte a été entièrement repensée également.

Tandis que la plupart des fabricants optent pour la technologie bass-reflex, PMC mise sur la ligne quart d’onde. Cette technique offre un grave d’une profondeur saisissante, une restitution de l’énergie des basses fréquences qui est substantielle, même à faible volume. L’onde sonore générée à l’arrière du haut-parleur de grave est canalisée dans une chambre frontale, laquelle est prolongée par un tunnel replié, pour déboucher dans la partie inférieure de la face avant. Cette conception acoustique contribue à une amplification et une accélération de l’onde sonore en sortie d’enceinte. Contrairement à la technologie bass-reflex, la ligne quart d’onde permet une mise en phase efficace du son et d’atteindre 28 Hz dans les basses fréquences. Oui vous avez lu et ce n’est pas une coquille, nous parlons bien ici de 28 Hz.

 

Autant dire que les PMC Twenty5 23 n’ont rien de rachitique ! Mais ce n’est pas tout.

 

Le haut-parleur de grave-médium de l’enceinte PMC Twenty5 23, d’un diamètre de 14 cm, bénéficie d’un moteur puissant baptisé G-weave qui intègre une membrane particulièrement rigide ce qui contribue à cette transmission des basses fréquences qui ont le mérite d’être bien tenues. Le tweeter à dôme souple de 27 mm à technologie SEAS SONOFLEX, refroidi par un ferrofluide contribue à une meilleure transmission de l’électricité à la bobine tout en évitant échauffement et compression dynamique. Ce tweeter est également équipé d’une grille de dispersion, pour une scène sonore mieux contrôlée.

 

Autre innovation, la PMC Twenty5 23 intègre un nouveau type d’évent aérodynamique, qui régule la vitesse d’écoulement de l’air en sortie de l’enceinte, grâce à de multiples séparateurs verticaux. Les performances dans le registre grave sont ainsi améliorées. L’optimisation du filtre électronique, avec des composants triés, permet d’obtenir une courbe sonore particulièrement linéaire, ainsi qu’une image sonore ample et stable.

 

 

A l’écoute, les PMC Twenty5 23 possèdent un équilibre tonal qui frise la perfection pour ce niveau de prix.

Pour peu que l’on puisse en juger, ce qui vient immédiatement à l’esprit c’est cette restitution à la fois claire et transparente. Ce qui interpelle ensuite, c’est leur capacité à apporter une finesse de détails aux enregistrements avec une chaleur et une douceur qui est à mille lieues d’une restitution analytique. Clarté et lumière caractérise également très bien ces petites colonnes qui nous gratifient de surcroît d’une holographie naturelle et bien campée dans l’espace.

 

Les aigus sont aériens comme il faut et jamais agressifs. Sur des instruments anciens comme les quatre saisons d’Antonio Vivaldi par Trévor Pinnock, le côté plutôt acide de l’enregistrement est plutôt bien compensé ce qui doit être salué ici comme il se doit pour des enceintes inférieures à 5000 euros la paire !

Le grain et les frottés des violons sur des cordes en boyaux ont une texture sonore réaliste.

Les tutti de l’orchestre y sont parfaitement restitués, ce qui nous indique que les PMC Twenty5 23 ont une célérité enviable.

 

Ce dernier aspect nous est d’ailleurs confirmé à l’écoute de la finale de la troisième symphonie de COPLAND par Carlos Kalmar.

Ampleur sonore et respect des sonorités complexes de l’orchestre coexistent sans peine avec la transmission de l’immédiateté de l’enregistrement. L’extinction des notes contribue au caractère à la fois vivant et mélodique de la partition. Et la sensation d’avoir beaucoup d’air qui circulent entre les exécutants n’est pas usurpée.

 

Vous l’aurez compris, le Twenty5 23 est à l’aise également sur les registres médiums.

Les voix humaines ont ce côté charnel qui facilite cette émotion indicible à l’écoute d’un bon enregistrement.

L’écoute de l’album « The Weber Sisters » avec Sabine Devieilhe nous en offre une bien belle illustration. Les Twenty 5 23  n’ont pas leur pareil pour mettre en lumière les tessitures de la voix de l’artiste.

 

Même constatation avec la non moins rayonnante Julia Lehzneva qui peut ici exprimer sans retenue l’étendue de sa voix, qui est capable de s’envoler vers des notes les plus hautes sans que les PMC trouvent ici la moindre peine à la suivre.

Place maintenant à la 5ème symphonie de Gustav Malher dans l’interprétation de Riccardo Chailly. L’orchestre qui fait la part belle aux nombreux cuivres, trouve ici avec les Twenty5 23 des interprètes fidèles au message sonore, ample mais sans excès. Le pupitrage des instruments prend une place bien réelle. Mais c’est surtout la retranscription de la dynamique de l’enregistrement qui est remarquable. Sans compter que l’image sonore, stable et réaliste, vive et contrastée, est très vivante tout en restant homogène et cohérente.

 

L’écoute de la finale de la symphonie n°3 d’Aaron Copland sous la baguette de de Carlos Kalmar est toujours instructive.

Quant un ensemble stéréophonique est à la hauteur, il se dégage de cet enregistrement un sentiment de profonde sérénité, allié à un débordement d’énergie qui est très spectaculaire. Les percussions sont tout simplement souveraine pour peu qu’elles soient restituées dans leur espace tridimensionnel. Bien peu d’appareil sont capables de restituer la hauteur sonore de l’orchestre, dont le pupitrage revêt une importance considérable dans cette perception en 3D.

La Twenty5 23 y officie ici de manière remarquable.

Comment l’équipe de PMC est-elle arrivée à produire une aussi petite enceinte acoustique qui soit capable de restituer toute l’énergie d’un orchestre symphonique au complet. Cette perceptions ici exceptionnelle, n’ayons pas peur des mots. Quelle maîtrise d’ensemble, que de matière instrumentale !

L’écoute de London Grammar est toujours un moment délicat lorsque nous testons un matériel. Leurs deux albums sont de merveilleux ambassadeurs pour démontrer – ou non – l’aptitude des appareils à bien sonner. Riche en lignes mélodiques contrastées et aussi en infra graves, nous aimons tout particulièrement vérifié qu’il n’y a pas de mélanges de crayons à leur écoute…

Aucun risque ici.

Les PMC Twenty5 23 tiennent bien leur rang. Très bien même.

La qualité de restitution des basses fréquences se fait avec beaucoup de tenue et de propreté. Et surtout, la transmission de l’énergie est remarquable pour des volumes aussi contenus ! D’un niveau que nous pourrions qualifier de très bon, cette partie du spectre est extrêmement bien tenue et sans atténuation. Le grave est tendu à souhait et n’est entouré d’aucune lourdeur. L’ampleur sonore est étonnante eu égard au gabarit des enceintes encore une fois.

 

Avec son album « Soul Shelter » en version haute définition de chez nos amis de Qobuz, Boyan Z nous transporte de bonheur avec son piano Fazioli qui sonne ici d’une manière toute naturelle sans que nous puissions ressentir le moindre débordement au niveau des harmoniques.

 

 

L’écoute de la symphonie de Chostakovitch sous la houlette de Mariss JANSONS est tout aussi enchanteresse. La scène sonore est large tout autant que profonde. Les tutti sont suivis d’une main de maître par les Twenty5 23 et ont se surprend à découvrir des détails de cet enregistrement qui contribuent au caractère vivant de la prise de son.

 

Nous pourrions parler encore tellement longtemps des PMC Twenty5 23, qu’il convient – très provisoirement c’est promis – d’arrêter cette énumération de nos impressions sonores.

Vous l’aurez compris sans peine. Nous sommes fans.

Mais nous sommes certains qu’une écoute à leur côté vous convaincra sans peine.

 

Nous ajouterons quelques réflexions supplémentaires.

 

D’aucuns pourraient prétendre que ces enceintes sont chères (4690,00 € prix public la paire) eu égard à leur gabarit. Nous ne le pensons vraiment pas. Non seulement, nous avons ici un produit très musical et particulièrement abouti, mais il faut voir le degré de finition.

Cela se paye malheureusement.

Qui plus est, et par rapport à la concurrence, la question du prix ne se pose pas très longtemps…

 

Il est facile de passer à côté du talent de ces enceintes si ce qui leur est proposé derrière n’est pas à la hauteur. Non pas qu’il soit nécessaire d’envisager un ampli puissant où des câbles audio hors de prix. Mais, ces enceintes étant très transparentes, il convient de les associer à des éléments qui le soient autant. Dès lors, vous pourrez en profiter à plein.

 

Ne vous laissez pas impressionner par le rendement de 86,5 dB qui peut paraître faible alors qu’il n’en est rien.

Même dans de grandes pièces d’écoute, il n’est pas nécessaire de pousser les amplifications. La conception avancée de ces enceintes permet de les placer dans la plus grande majorité des configurations possibles.

 

Il n’est pas nécessaire de les placer proches d’un mur arrière. 30 cm au minimum suffisent et rien n’interdit de les éloigner à 1 m ou plus. Cela ne nuira pas à leurs qualités holographiques.

 

Elles sont très universelles, se marient sans peine avec bon nombre d’amplifications  et s’expriment avec beaucoup de vie dans tous les styles musicaux.

 

 

Si nous devions résumer en peu de mots ce qu’il faut retenir de la Twenty5 23, c’est sa capacité à disparaitre totalement lorsqu’elles fonctionnent. Avec elles, c’est la Musique (avec un grand M) que vous allez écouter et pas autre chose. Ce n’est pas un mince compliment, croyez-nous.

Comme de plus elles sont particulièrement discrètes côté encombrement, autant dire que votre plaisir musical va croître très significativement à leur écoute !

 

A envisager absolument lors de tout projet d’achat dans cette gamme de prix et au delà.

 

En écoute permanente au sein de notre Agora musical.

 

Caractéristiques techniques

Puissance admissible : 75 W (amplification recommandée : de 30 W à 150 W)
2 voies
Ligne quart d’onde de 2,4 m
Borniers de bi-amplification
Event Laminair

Mesures
Réponse en fréquence : 28 Hz à 25 kHz
Impédance nominale : 8 ohms
Fréquence de coupure : 1,8 kHz
Sensibilité : 86,5 dB / 1 W / 1 m

Haut-parleurs
1x haut-parleur de grave-médium de 14 cm (châssis aluminium)
1x tweeter de 2,7 cm (membrane SONOFLEX et ferro-fluide)

Généralités
Dimensions (lxhxp) : 162 x 907 x 330 mm
Poids : 15 kg (pièce)

 

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