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METRONOME TECHNOLOGIE « LE DAC » Un convertisseur d’exception et un rapport qualité sonore / prix étonnant

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Nous avons l’ambition de publier un article très complet sur les meilleurs DAC que nous avions testé.

Cet article serait la synthèse de deux années de travail de recherches et d’écoutes.

 

Mais la tâche s’est avérée ardue. Nous avons repoussé, mois après mois, cet objectif qui nous tenait à cœur…

Après avoir testé plus de 30 DAC, notre intention reste pour l’instant plus modeste, car tout évolue tellement vite, que la parution d’un tel projet serait rendue obsolète en peu de temps.

 

Dans ce contexte, nous parlerons plus volontiers d’un appareil qui est digne de faire partie du « haut du panier » si vous envisagez d’investir dans un DAC qui soit de valeur sure et pérenne dans le temps : « Le DAC » de METRONOME TECHNOLOGIE.

 

 

 

 

Ce DAC est tout simplement remarquable, même si son prix ne le met malheureusement pas à la portée de toutes les bourses. Il propose un rapport qualité sonore / prix qui est probablement ce qui se fait de mieux en la matière dans le monde de la Haute Fidélité d’aujourd’hui, dans cette catégorie de prix en tout cas (5700,00 € TTC prix public).

 

 

Prenez par exemple les Tableaux d’une exposition de Moussorgsky par James Levine.

Jamais cette interprétation n’aura sonné ici de manière aussi naturelle. Aucune crispation. Un délié et une écoute analogique de la prise de son qui envoute dès les premières mesures. Une sérénité et une transparence à toute épreuve, mais sans aucun sentiment d’image saucissonnée et aseptisée. Cela respire et nous apporte une fraîcheur vivifiante. Et tant mieux d’ailleurs, car, comme la partition déménage un max, mieux vaut prendre un grand bol d’air tant qu’à faire !

Mais attention, cette vivacité sonore très naturelle, reste très douce, avec beaucoup d’aération et de légèreté. D’aucuns pourront prétendre que la restitution pourrait être plus fruitée, plus dynamique. Mais franchement, entre la vraie vie et l’écoute que nous avons réalisée, nous avons envie de dire qu’il y a peu de différence. Et c’est le plus beau compliment que nous pouvons faire à un appareil destiné à la reproduction musicale.

Les pupitrages de l’orchestre sont méticuleusement rendus et il en sort beaucoup de densité et de matière, sans ressentir la moindre artificialité.

D’autant que la restitution globale reste délicate et la définition des instruments rend l’écoute particulièrement avenante et crédible dans son holographie.

 

A l’écoute de QOBUZ avec les excellents violoncellistes d’Apocalyptica, la prise de son nous est restituée avec un tendu des cordes et une sonorité chatoyante des instruments. Sans compter un souci des détails qui nous conduit très loin en termes de définition, mais sans toutefois tomber dans des effets analytiques. La rugosité que nous avons pu éprouver à l’écoute de beaucoup d’appareils concurrents n’est pas plus de mise ici. Le grain des instruments se conjugue avec une restitution des harmoniques particulièrement crédibles. Mais c’est surtout cette propension à restituer l’effet de caisse des instruments avec réalisme, alliée à une restitution de l’énergie des instruments à corde qui est ici vraiment convaincante.

Avec un ensemble HiFi à la hauteur, « Le DAC » génère des graves qui descendent de manière profonde et qui sont d’une propreté à toute épreuve. Cela sonne sec, de manière bien rêche mais de manière remarquablement cohérente. Aucune lourdeur dans le phrasé et le frottement des cordes. Tout est perçu avec une acuité sonore rarement égalée pour un appareil à ce niveau de prix, avec une absence totale de projection entre les instruments et leurs interprètes.

Enfin sur cette prise de son, le jeu des quatre interprètes, est audible sans ressentir le moindre chevauchement. C’est juste parfait d’intelligibilité !

 

Toujours avec QOBUZ en haute définition, London Grammar avec leur album « Truth is a beautiful thing », dont l’environnement sonore particulièrement léché et voulu comme tel par les artistes, trouve ici l’appareil pour en comprendre – et entendre – le travail acoustique qui nous est proposé.

La réverbération – cette spatialisation – est l’une des meilleures que nous avons pu entendre, toute considération de prix et de matériels écoutés. Nous sommes enfin en mesure de la percevoir sans effet d’aseptisation, sans avoir ce sentiment d’un son qui va mourir beaucoup trop loin ou dans tous les sens, comme nous le constatons trop souvent avec d’autres appareils. La voix légèrement rocailleuse d’Hannah Reid apparaît sans excès, très naturelle et sans cet effet de remontée dans les aigus qui est souvent perçu chez bon nombre de concurrents. Son étonnante tessiture, nous est ici restituée avec émotion et le déploiement de la palette de ses intonations vocales, est une vraie gourmandise.

Quelle vie et quelle prestance !

 

Qobuz toujours, avec « Touch» par YELLO, et cette impression que les graves descendent très bas devient maintenant une certitude. Dans « Better Hide », la tenue des basses fréquences est irréprochable. C’est propre, vivant, percutant et sans aucune trainée. Mais surtout, rien ne vient alourdir la bande passante avec des inter-modulations musicales qui seraient mal maîtrisées. Les médiums sont acidulés à souhait et les aigus aériens comme il se doit pour apporter une holographie à la fois large et profonde, sans effet de scintillement ou de superposition des plans sonores.

Le respect des silences est probablement ce que nous avons entendu de meilleur jusqu’à présent. Et pourtant cette partition dédiée à la musique électronique, très rapide, conjuguée à des percussions très présentes, ne rend pourtant pas facile cette distinction sans faille entre les notes de musique. Avec « Le DAC », tout coule naturellement sans avoir à se poser de question. La scène sonore se déploie dans des dimensions vastes, mais contenues.

 

Dans la version de Loreen Maazel – « Ainsi parlait Zarathoustra » de Richard STRAUSS – la prestance de l’orgue est saisissante par sa vigueur. Les harmoniques sont parfaitement tenus et la puissance déployée par l’instrument apparaît dans des dimensions particulièrement réalistes. Quelle énergie !

Tout acquiert ici une densité sonore dont on ressent tout le poids. Et le grain de l’orgue se déploie avec majesté et aisance. On ressent ici dans son être, les vibrations de l’instrument avec cette impression délectable de se trouver physiquement au cœur de l’enregistrement.

La partition est exécutée ici dans un large espace et les ensembles instrumentaux s’y déploient avec aisance, tant en largeur qu’en profondeur. La définition y est aussi exceptionnelle. Beaucoup d’air circule entre les musiciens et c’est un réel bonheur d’entendre les cordes qui répondent à l’unisson aux cuivres et aux percussions.

 

L’album Bach / Vivaldi / Marcello, d’Alexandre Alessandrini nous délivre un gros coup de massue auditif. Le lieu de l’enregistrement qui est volontiers réverbérant, nous est ici servie dans ses trois dimensions, sans ressentir une dénaturation quelconque. Il y a de l’air et du délié entre les instruments et le jeu musical des exécutants est parfaitement audible. C’est tonique et enjoué et cela vie. C’est juste enchanteur.

Les médiums et aigus délivrés par les instruments anciens sont dépourvus de toute acidité et les cordes en boyaux se distinguent aisément au niveau des jeux instrumentaux.

 

L’album « Tutu » de Miles Davis est peut-être l’une des écoutes la plus révélatrice lorsque c’est « Le DAC » de METRONOME qui mène la danse.

Nous adorons cet album, même si la prise de son n’est pas exceptionnelle en soi en CD ou en fichier numérisé. Nous lui trouvons le plus souvent un air bouché, une dynamique quelque peu anémique et limitée, des graves un peu pâteux et le saxophone de Miles sonne malheureusement de manière un peu agressive.

Rien de tel à l’écoute du DAC de METRONOME.

L’enregistrement prend enfin la place et la vie qui lui revient. Tout est plus naturel, et le jeu musical devient enjoué et bondissant en diable. La ligne mélodique ne vient plus vous interpeller au niveau de la prise de son par ses pointes sonores parfois excessives. Et puis, là aussi, quelle présence, quelle aubaine de pouvoir enfin se régaler du saxophone de Miles qui nous gratifie de ses harmoniques bienfaisantes.

 

Mais c’est au niveau des fichiers numérisés à haute définition, que Le DAC révèle ses talents innés à établir des nuances sonores de référence.

Le Magnificat de Kim André ARNESEN se distingue non seulement par sa composition de toute beauté, mais plus encore par la qualité de sa prise de son. Déjà excellente en format « 44,1Khz », elle atteint le firmament sonore au fur et à mesure que la définition du fichier numérique est mise en jeu.

En 192 Khz, et pour peu que l’on dispose de l’équipement idoine pour en tirer partie, la restitution sonore s’en trouve sublimée.

Ici, avec « Le DAC », le grand orgue atteint des proportions de réalisme qui vous plonge au cœur de l’enregistrement mais nous permet aussi de « calibrer » de manière précise les dimensions du lieu de l’enregistrement. Le piano y apparaît également avec beaucoup de présence et de lisibilité. La restitution des chœurs est hallucinante de précision et de douceur et nous permet de jouir – à taille réelle – de l’acoustique de la cathédrale de Trondheim.

 

Bien sur, à ce stade de votre lecture, peut-être vous dites vous qu’il y a bien des choses moins dithyrambiques à dire sur un appareil qui n’est pas miraculeux quand même !

 

Alors bien sur, comme en toute chose, l’écoute d’un appareil en haute fidélité est avant tout une question d’oreille.

Dans ce cadre, certain(e)s pourront lui trouver comme un manque de vitalité ou encore une lecture des fichiers numérisés bien sage.

 

Dans l’absolue, cela ne pourrait pas être totalement faux.

Cette douceur générale qui émane de la lecture de ce convertisseur peut étonner.

Mais c’est ici que « Le DAC » marque une différence avec ses compétiteurs.

Loin de cette sagesse, nous préférons évoquer plus volontiers une capacité à retranscrire de manière fidèle l’ensemble de la bande passante, de manière rigoureuse, scrupuleuse.

Les graves sont bien tenus et offrent une sécheresse texturale qui sonnent tonalement juste. Les musiciens comprendront surement ce que nous entendons par là.

 

Et cette rigueur dans les graves conditionnent l’équilibre à la fois subtil et précis que « Le DAC » est capable de nous offrir au niveau des médiums.

Il n’y a ici aucunes connotations sonores péjoratives dans ce registre médian. Les voix sont judicieusement projetées, sans effet de loupe ni de mise en retrait intempestive. Les instruments anciens et baroques sont davantage disposés sur ce registre médium que aigu, ce qui apparaît plus conforme à leurs sonorités réelles. Et puis, cela contribue à une écoute dénuée de toute crispation. Les masses orchestrales restent à leur place sans manquer de nous gratifier d’un étagement des plans sonores d’une grande justesse dimensionnelle.

 

Le registre des aigus justement est peut-être celui qui va chambouler le plus vos références musicales.

Quelle douceur, quelle quiétude, quelle plénitude vous direz-vous !

Mais « Le DAC » n’en fait-il pas un peu trop ?

Et pourtant, en termes d’acuité sonore, l’écoute d’un enregistrement sur « Le DAC » ne vous aura jamais autant rapproché de vos références en concert et expériences analogiques personnelles.

 

Et dans tout cela, c’est toute une perspective musicale qui s’offre à vous.

Ni trop sage, ni trop extraverti, « Le DAC » témoigne du travail considérable qui a été conduit par l’équipe de METRONOME TECHNOLOGIE en très peu d‘années pour apporter une transduction numérique dont l’écoute s’apparente davantage à un instrument de musique qu’à un simple appareil de lecture.

 

En termes de référence musicale, « Le DAC » est à marquer d’une pierre blanche.

 

Il ne peut que figurer très rapidement dans notre Agora musical.

Car, nous avons hâte de pouvoir lui donner la place qui lui revient.

Celle de devenir notre convertisseur étalon.

 

Et nous parions qu’il va rester longtemps à cette place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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