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Une heureuse découverte : Lecteurs CD NORMA REVO CDP-1BR / REVO DS-1

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Une grande partie de notre travail consiste à écouter et choisir des appareils que nous évaluons sur leur pertinence et leur rapport qualité musicale / prix / fiabilité / capacité de revente pour le client.

Nous veillons également à trouver le mariage idéal entre les appareils pour obtenir des ensembles à la musicalité irréprochable.

 

Il peut s’écouler souvent pas mal de temps avant de découvrir un appareil digne d’intérêt. Beaucoup d’écoutes pour en définitive peu d’élus.

 

Et il arrive parfois par le plus grand des hasards, qu’une écoute non surprenne.

 

Nous avons écouté depuis deux ans, plus de vingt lecteurs de CD.

A ce jour, seuls trois lecteurs ont été référencés.

 

Aujourd’hui, nous allons vous présenter l’un d’entre eux, car il rentre justement dans cette rubrique que nous intitulons « d’heureuse découverte ».

 

 

En recevant le NORMA REVO DS-1, nous devions en principe faire l’essai de son DAC intégré, et pas spécialement celui du lecteur CD. L’importateur très dynamique de NORMA en France, n’avait pas la possibilité immédiate de nous confier un autre appareil.

 

 

Notre curiosité et notre impatience étant la plus forte, nous avons bien évidemment accepté.

 

Bien sur, outre son DAC, notre curiosité n’a pas attendu longtemps avant que nous jetions une oreille attentive au lecteur lui-même. Et là ce fut une tout autre histoire…

 

Trois heures de chauffe pour un appareil tout neuf sortant de son carton nous semblait en mesure de nous montrer ce qu’il était capable de faire. Le DAC de cet appareil est en lui-même talentueux pour son prix mais, une de nos galettes argentées dans le tiroir avant et hop, nous avons lancé l’écoute des oeuvres orchestrales de PUCCINI par Riccardo CHAILLY.

Une minute plus tard, nous nous sommes regardés et nous avons compris que nous étions tombé sur quelque chose de prometteur.

Quel son, quelle image et quelle mise en perspective sonore !

Un respect des timbres très convaincant, un équilibre de la bande passante remarquable, une précision alliée à une délicatesse sonore de grande classe, de la matière, de la rigueur, de la subtilité et une transparence comme on les aime.

 

Oui, tout cela. Et dans l’ordre ou le désordre, cela revient au même : la grande classe !

 

Et quand le prix est mis en rapport, on devient d’autant plus attentif.

Car pour 3190,00 €, il en fait des tonnes le bougre.

 

Alors bien sur, très vite, l’importateur nous a confié son NORMA REVO CDP-1BR qui n’a pas de DAC intégré, pour constater que la mécanique de lecture était rigoureusement la même, comme sa signature sonore bien évidemment.

 

Ces lecteurs NORMA se permettent à l’écoute de l’album « Organ Music Before Bach » – en format CD – d’être meilleurs que le même morceau en fichier numérisé en haute définition lu par un streamer de même catégorie de prix.

On se dit alors que nous devons avoir un problème d’oreille. Cette écoute est renouvelée jusqu’à 4 fois. Le constat est sans appel.

Il émane de ces lecteurs CD NORMA un surcroît de vie et de naturel qui fait paraître la musique moins froide, plus chaleureuse que le fichier numérisé.

 

Dans « Ainsi Parlait Zarathoustra » par Lorin Maazel ou encore les  » Tableaux d’une exposition  » de Moussorgsky par James Levine, nous arrivons à la même conclusion quant à la supériorité du format CD. C’est ample et majestueux. L’orgue se déploie dans l’espace de manière cohérente, avec beaucoup de matière et d’énergie. La superposition des plans sonores de l’orchestre est particulièrement crédible. Et quelle dynamique ! Le NORMA nous offre une musique enthousiasmante qui vous envoie des ondes sonores bénéfiques.

Dans « Conversations » de Christian McBride, la contrebasse de l’artiste est très présente et la résonnance naturelle de l’instrument est bien incarnée. Les REVO sont capables de restituer les fréquences basses avec une absence totale de flou. Ce n’est pas baveux ou lourd. Les sons graves sont bien charpentés et structurés. Ils procurent un confort d’écoute plutôt étonnant dans cette gamme de prix.

Il en est de même avec « The eye » de YELLO. Les percussions sont ici rendues avec brio et une définition tout à fait remarquable. Cela descend très bas, sans surcharge. Cela tape comme il faut et c’est un vrai plaisir à l’écoute.

 

Mais c’est bien dans les médiums que les REVO apportent un confort d’écoute d’une grande maitrise. Les voix humaines y sont distillées avec une grande nuance de timbres, le tout, avec une définition alliée à une délicatesse qui va très loin.

Sur l’album de Julia LEZHNEVA, l’extraordinaire chanteuse nous permet d’apprécier sa tessiture vocale et sa maitrise du répertoire mozartien à sa juste valeur.

 

De la même manière, l’écoute du « Live à Montreux » de Rachelle FERRELL nous permet de jouir des performances vocales très étendues de l’artiste – c’est le moins que l’on puisse dire – de la façon la plus démonstrative qui soit.

 

Mais là où les REVO se distinguent par rapport à d’autres appareils, c’est que tout est restitué avec beaucoup de retenue et de subtilité. Tout y est : dynamique, rapidité, générosité sonore. Mais rien ne viendra heurter ou fatiguer vos oreilles : justesse et équilibre tonal, douceur de la lecture, foisonnements et détails des enregistrements mais aucune exubérance qui viendrait déformer le message sonore.

 

Il est encore plus possible de toucher de ses oreilles ces qualités, à l’écoute de « The Chicago Sessions » de Clark TERRY.

La prise de son superlative de ce HDCD trouve aussi son corollaire : une écoute certes pleine de punch mais qui peut être à la longue agressive avec un lecteur CD qui n’est pas à la hauteur. C’est vrai qu’il y a beaucoup de chose à retranscrire sur cet album qui possède un sentiment de vie et de spontanéité que l’on ne retrouve pas si souvent dans les enregistrements. Le côté dynamique de l’album peut prendre souvent le pas sur la subtilité de la définition.

Les REVO ne tombent pas ici dans ce piège et nous délivrent une musique aérée et enthousiasmante qui fait honneur aux qualités de cet enregistrement.

 

Sur des enregistrements symphoniques, ces lecteurs CD sont tout aussi à leur aise.

Dans « Orchestra ! » de Sirba Octet, la scène sonore est restituée de façon bien large et telle qu’il pourrait nous en être donné l’occasion de l’écouter dans la vraie vie. Cela chante, cela vie et nous apporte des moments enthousiasmants comme nous les aimons.

Mais c’est sur des formations symphoniques encore spacieuses que les REVO montrent l’étendue de leur talent.

Dans la symphonie n°6 d’Anton Bruckner par Simone Young, l’orchestre est bien rendu et les ambitus qui se succèdent aux tutti, se déploient dans des dimensions larges et profondes. Les cuivres et les percussions sont non seulement correctement positionnés mais apparaissent particulièrement crédibles quant aux dimensions qu’ils prennent au sein de l’orchestre.

 

 

 

On retrouve toujours cette présentation sonore irréprochable avec la symphonie n°10 de Dmitri Chostakovitch par Mariss Jansons.


La prise de son est ici éclairée par une présence des instruments et la capacité de la prise de son à apporter beaucoup de matière et de densité à l’enregistrement qui est assez peu commune pour un lecteur de CD à ce niveau de prix. De manière simple, il est possible ici de dire que tout y est, de façon naturellement crédible pour ne pas avoir à se poser la moindre question sur la justesse de la restitution apportée par ces lecteurs.

 

 

Pour tous lecteurs CD qui se respectent, Ii reste toutefois une étape indispensable à leur faire subir. Nous tenons beaucoup à une comparaison en simultanée avec des enregistrements vinyles.

 

Pourquoi un tel caprice ?

 

C’est très simple. Nous cherchons à savoir si un lecteur est capable d’apporter une restitution sonore qui fait fi des découpages apportés par un traitement numérique.

Eh oui, toujours cette barrière entre la perception numérique et analogique…

 

Notre test est immuable. Nous disposons de l’enregistrement d’origine de « We get requests » d’Oscar Petersen Trio et nous le comparons à notre version CD.

Puis vient le tour de la 4ème symphonie de Bruckner par Sir Georg Solti, pour finir avec l’album « Communiqué » par Dire Straits.

 

Les REVO s’en tirent une fois encore avec les honneurs.

Alors certes, l’un nos lecteurs de CD référencés se rapproche encore d’avantage d’une lecture analogique. Mais les REVO se situent juste derrière.

Nous pourrons leur reprocher un petit surcroît de brillance par rapport à l’enregistrement vinyle, ou bien encore un brio, une rutilance plus accentuée. Mais rien de rédhibitoire ni d’excessif en tout cas.

Les médiums avec l’écoute des voix sont particulièrement comparables à l’écoute en vinyle. Les graves sont un peu plus pêchus, mais cela ne nuit pas à la qualité de l’image sonore bien au contraire. Les aigus peuvent apparaître avec une perspective sonore plus accentuée, mais le surcroît de définition des REVO en est probablement la cause.

 

Voici en tout cas de bien beaux appareils qui savent tirer un parti bienfaisant de nos galettes argentées.

Pour ceux qui envisagent l’acquisition d’un DAC en même temps qu’un lecteur CD, vous pourriez vous constituer un bel ensemble très musical pour leur prix du REVO DS-1 : 4290,00 €.

 

Le REVO CDP-1BR en tant que lecteur seul n’est certes pas le plus économique des lecteurs CD sur le marché, de loin s’en faut, avec son prix public de 3190,00 €.

 

Mais pour son prix il en offre souvent bien plus que la concurrence, qui se trouve alors nettement moins bien placée en termes de rapport prix / qualité sonore.

 

Si vous souhaitez de bons lecteurs, fiables et performants pour performer (désolé pour le jeu de mots) votre collection CD, une écoute s’impose vraiment.

 

Vous serez très certainement conquis(e).

 

 

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