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TAD Reference One et Compact Reference One : les voies royales.

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Histoire de changer d’univers en ce début 2019, que diriez-vous de nous accompagner sur les cimes de la Haute Fidélité haut de gamme mais aussi d’exception ?

 

La Haute Fidélité a ceci d’extraordinaire qu’elle ne se réduit pas à un simple espace. Le terme de multi-univers lui sied bien mieux tant elle offre des diversités et des disparités très surprenantes.

 

La Haute Fidélité haut de gamme plus particulièrement met des commentateurs mal à l’aise bien souvent.

 

Le concept a ceci de rugueux – entre partisans et détracteurs – qu’il n’est pas très démocratique et ne s’adresse par essence qu’à ceux dont le portefeuille est plantureux ou dispose de relations privilégiées avec leurs banquiers.

Le débat en cette matière ne s’arrête pas là.

Le fait de monter en gamme permet-il d’approcher cette excellence audiophile que chaque amateur qui sommeille en nous, rêve d’atteindre ?

Cette excellence, telle qu’elle peut être perçue, est-elle suffisamment universelle à nos paires d’oreilles respectives pour aboutir à de réels consensus ?

 

La question étant timidement posée, et pour verser à ce débat une réponse à la dernière question posée – mais histoire aussi de verser du vitriol ou de l’huile sur le feu (nous vous laissons cher lecteur le soin de choisir le produit de votre cru le plus approprié…) -notre expérience de professionnels nous indique que le plus cher n’est pas forcément le plus musical. Nous avons pu entendre en effet très régulièrement des produits de prestige à des prix stratosphériques qui nous ont laissé réellement sur notre faim. Nous n’aurions pas misé un seul kopeck pour en faire l’acquisition, disons le clairement.

 

Il convient pour autant de ne pas procéder à des généralisations hâtives.

Il existe des réalisations qui transcendent heureusement les opinions et nous aimerions vous en présenter aujourd’hui deux de leurs plus beaux représentants.

 

Et ce banc d’essai fera pour une fois exception.

Il sera ainsi consacré non pas à un seul produit mais à deux.

Pourquoi ce choix ?

Il est très simple à comprendre.

La filiation de l’enceinte TAD REFERENCE ONE MK2 et TAD COMPACT REFERENCE ONE MK2 est bien réelle, bien qu’offrant des perspectives sonores un peu différentes.

 

Lorsque l’on aborde l’univers de TAD Laboratories, il est une chose que l’on peut difficilement nier : la qualité de fabrication et les composants utilisés sont réellement hors norme. Dire que l’équipe TAD met le paquet à chacune de ses réalisations n’est pas un vain mot et cela justifie pour partie les prix élevés de ces produits.

 

Mais pour être direct et aller droit au but, la question lancinante serait de savoir si avons nous en avons pour autant pour notre argent ?

 

Plutôt que de répondre à cette question, nous allons vous aider à y répondre vous même.

 

Voici les prétendantes tout d’abord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A notre droite, le vaisseau amiral de TAD Laboratories, l’enceinte TAD R1 – 150kg pièce.

A notre gauche l’enceinte TAD CR1 que l’on pourrait qualifier de super enceinte bibliothèque (vu le poids de l’enceinte – 46 kg pièce sans le pied – autant dire tout de suite que c’est du lourd…).

 

Alors certes, si ces deux magnifiques enceintes en imposent, c’est n’est pas seulement pour leur look, mais aussi pour leurs qualités audiophiles hors du commun, osons le dire.

 

A tout seigneur tout honneur dit l’adage. Commençons par la TAD R1 MK2.

 

La toute première écoute d’un TAD Reference One est une expérience inoubliable.

Vous avez un monolithe de 150 kg en face de vous et pourtant la musique qui en sort est toute en finesse.

Et quelle finesse !

Peu d’enceintes acoustiques dans le monde de la HiFi vous permettront d’assister comme la TAD R1, à une telle représentation réelle de vos enregistrements préférés.

 

L’écoute de la très belle prise de son de la 5ème symphonie de Malher par Riccardo CHAILLY est saisissante dès les premières mesures. Un seul mot résume cette perspective sonore : grandiose !

 

La retransmission de la vaste formation orchestrale est inégalée. Les pupitres sont étagés de manière particulièrement crédible et la salle de concert y apparaît à ses justes dimensions. Le son qui sort des enceintes y déborde de surcroît très largement, à gauche et à droite. La profondeur du champ sonore apparaît également sans limite.

Et surtout, cette impression de hauteur de la scène sonore est probablement ce que nous avons écouté de meilleur en la matière du haut de nos quarante années d’expériences audiophiles.

Mais s’il n’y avait que cela…

 

 

Outre le naturel de la restitution sonore, ce qui frappe d’emblée c’est que ces enceintes sonnent à ce point juste, que cela en est dérangeant au tout début. Mais passé ce cap, ces quelques instants d’interrogations vite oubliées, on ne peut qu’être interloqué par le niveau et la justesse de la qualité des timbres. Question dynamique les TAD R1 ne sont pas en reste tant elles sont capables de restituer instantanément les écarts dynamiques les plus subtils et les plus importants, avec une parfaite vélocité, sans aucune contrainte électromécanique et sans solliciter plus que cela ses transducteurs.

Et les nuances tout comme les jeux sonores sont un régal pour les oreilles.

Pour celles et ceux qui sont habitués à se rendre au concert, jamais cette impression d’être au plus près des inflexions d’un orchestre symphonique n’a paru plus réaliste !

 

Car malgré leur « encombrement » vous ne pouvez pas imaginer à quel point ces TAD R1 sont capables de délivrer un son de la plus exquise délicatesse.

Dans le larghetto du concerto n°2 pour piano de Frédéric CHOPIN par Krystian Zimerman et Carla Maria Giulini, la fusion du piano dans l’orchestre est ici restituée de manière exceptionnelle. On y perçoit sans peine les inflexions des deux mains du pianiste et le piano y apparaît dans des proportions très réalistes au premier plan mais bien intégré aux pupitres de l’orchestre juste à l’arrière. Les harmoniques du piano sont ici parfaitement rendues. Les cordes de l’orchestre au second plan possèdent à la fois le grain et la matière qu’il faut, comme dans la vraie vie.

 


Pour ceux et celles qui ne connaitraient pas la version de la 9ème symphonie de DVORAK par Sir Georg Solti, nous ne serions trop vous recommander de posséder cette prise de son plutôt superlative. Son écoute est un enchantement pour nos papilles sonores et la prestation réalisée par cette paire de TAD R1 est à la fois enchanteresse et des plus addictive. Que vous dire, sinon que les tutti ont la puissance, l’énergie et la portée que peu d’enceintes sont capables de restituer avec une telle vie et une telle urgence !

Si les cuivres sont d’une rutilance vivifiante, que dire instruments à vent et à corde qui rivalisent de performance pour nous offrir, non pas un torrent (ce qui est trop petit…), mais un fleuve de notes bienfaisantes. La salle de concert, son acoustique, sont ici parfaitement restitués dans leurs trois dimensions. Les percussions au fond de la salle nous parviennent réellement en relief avec une juste réverbération et nous plongent dans un spectacle total.

 

Dans un autre registre, l’écoute de l’album « Straight Live » par The Bassface Swing Trio nous donne une écoute très incarnée et très charnelle. Cette impression de fusion des instruments déjà citée prend ici toute sa réalité. La contrebasse de Jean-Philippe WADLE affiche une présence troublante. Le jeu avec le piano et les cymbales permet de déguster au premier rang, les rythmes endiablés des musiciens. Mais ce qui frappe surtout, c’est encore une fois cette matière des instruments et leur représentation à niveau tellement réaliste que l’on finit par sentir leur présence tout près de nous. Et cette énergie qui nous est délivrée au niveau des basses nous fait vibrer tout entier.

 

Dans « True Ballads », Archie SHEPP Quartet nous plonge dans une submersion totale. Le saxophone ici est capable de nous émouvoir comme jamais, et ses accents percent littéralement notre cœur de mélomane. Tout y est dans sa véritable dimension : le souffle, le discret frottement des doigts sur les touches du saxophone, une proximité avec l’interprète qui est phénoménale de réalisme et de naturel.

 

Avec Rachelle FERRELL et son « Live in Montreux » le spectacle d’une grande voix prend tout son sens. Outre que cet enregistrement est exceptionnel et permet de déguster les talents vocaux rares de la chanteuse, c’est encore une fois la présence troublante de la voix qui frappe les oreilles à l’écoute de la TAD R1. Sans aucune projection, sans aucune coloration, cette enceinte est capable de vous faire sentir de manière charnelle cette artiste d’exception comme si vous étiez à ses côtés sur la scène. Et la justesse des timbres est tout bonnement confondante de naturel et de justesse.

 

A ce stade de nos écoutes, vous serez peut-être curieux de savoir quels sont les électroniques qui accompagnent ces belles ? Probablement une artillerie puissante, vous direz-vous ?

Alors certes, si votre portefeuille vous permet de vous offrir les meilleures amplifications de la planète, n’hésitez pas à nous confier votre projet que nous saurons heureux d’accompagner de la plus belle manière. Car il n’est pas interdit de leur offrir ce qu’il y a de plus beau sur la planète HiFi.

Mais étrangement, ce ne sont pas les amplifications les plus onéreuses qui nous ont le plus conquis. Nous gardons une belle et forte impression d’une paire d’ARS Emitter, tout comme d’un BEL CANTO BLACK 600 alimentant sans aucun souci ces enceintes

De la même manière, avec deux gros blocs SUGDEN, nous avons gardé aussi un très bon souvenir.

 

 

 

 

 

 

 

Et puisqu’il est temps que nous évoquions maintenant leur petites sœurs, nous pouvons aussi vous confier que les TAD Compact Reference One sont très facile à vivre également question amplification.

 

 

Alors, si bien évidemment, elles ne peuvent prétendre à la même « carrure sonore » que leur grandes sœurs, elles ne sont pourtant pas en reste.

 

Sur tous les enregistrements passés en revue, force est de constater que la filiation reste très étroite.

 

Les enceintes TAD CR1 sont aussi spectaculaires, tant au niveau de la qualité des timbres que des écarts dynamiques qu’elles peuvent reproduire sans effort.

 

A leur écoute, on retrouve les qualités de leurs grandes soeurs, trait pour trait, avec peut-être une moindre capacité à imposer une scène sonore aussi grande. Mais pour le reste, on retrouve cette fluidité du jeu sonore et cette définition qui n’est jamais extravertie. Le spectre sonore reste d’une indéfectible homogénéité avec un souci de réalisme qui pousse très loin l’exercice.

 

La TAD CR1 est une grande enceinte qui offre une restitution sonore de très haut vol et qui va vous placer au cœur de la scène sonore avec un talent raffiné à vous offrir espace holographique somptueux. Même si sa capacité à établir des nuances sont en retrait par rapport au R1, l’écoute reste à ce point fabuleuse qu’il est facile d’énoncer que peu de prétendantes (et aucune à ce niveau de prix) pourra égaler la redoutable performance dont ces TAD CR1 sont capables.

 

Car rien de ce qui a été dit sur leurs grandes sœurs au niveau des écoutes réalisées plus haut, n’a à faire l’objet de commentaires supplémentaires lorsque l’on écoute ces enceintes plus compactes.

La musique, la présence musicale, la justesse des timbres, l’absence de toute coloration alliée à une transparence inouïe, tout contribue pour ces enceintes à vous offrir un plaisir musical de tous les instants.

 

Alors certes, la TAD CR1 ne fera pas entrer un orchestre symphonie de manière aussi imposante qu’avec les TAD R1. Peut-être que cette transparence des timbres sera plus aboutie sur le navire amiral de TAD que sur ses petites sœurs.

Mais jamais l’immersion sonore n’aura été aussi total et aussi jouissif qu’à l’écoute de ces deux modèles.

 

Alors oui, investir une paire de TAD suppose en effort financier conséquent.

Mais à ces prix, nous revendiquons haut et fort que vous ne leur trouverez pas de prétendantes qui leur arrivent à la cheville. Cela vaut pour aujourd’hui. Et nous parions qu’il en sera encore de même demain.

 

4 Commentaires
  • Yves Landes | Jan 25, 2019 at 14 h 03 min

    En trois mots je possède une paire de R1 MKI. J’ai passé 4 années à écouter les plus belles réalisations de colonnes salon telles que YG, Magico, Eggelston etc… Aucune ne procure un registre medium aigüs aussi fidèle et transparent que les TAD Ref mais c’est presque un détail… Aucune et surtout les Magico ne restitue une musicalité, une humanité aussi poussée que peut le faire la série Réference de TAD. Sans vouloir faire une mauvaise Pub et en relation avec tout le bien que j’avais entendu des Magico, on s’ennuie avec elles d’une manière incommensurable. Tout semble tellement propre que l’émotion primaire en est nettoyée. La TAD est un autre monde en termes de plaisir d’écoute sur le long terme. Voici un avis qui est le fruit d’un long travail d’écoute dont devraient s’inspirer ceux qui sont prêt à se ruiner pour une paire d’enceintes.

    • L’équipe d’Audio Design Sound | Jan 25, 2019 at 16 h 22 min

      Bonjour Monsieur LANDES,

      Nous ne pouvons que nous joindre à votre avis éclairé.
      En tant qu’inconditionnels, nous serons d’ailleurs peut-être plus « extrémistes » que vous, en disant qu’à ce niveau de qualité proposé par TAD, pourquoi mettre plus cher, alors que la R1 et la CR1 offrent tout simplement ce qui se fait de meilleur ! Et nous persistons à croire qu’il est est ainsi aujourd’hui, comme il en sera encore demain !

      Merci pour votre témoignage et bien cordialement.

      L’équipe d’Audio Design Sound

    • Stéphane Lancel | Avr 13, 2019 at 6 h 23 min

      Bonjour Monsieur,

      Puis-je me permettre de vous demander quelle amplification vous avez retenue pour votre système s’il vous plaît?

      En souhaitant que ce message vous parvienne et que vous preniez un peu de votre temps pour y répondre.

      Bonne journée.

      Stéphane.

  • L’équipe d’Audio Design Sound | Mai 4, 2019 at 11 h 54 min

    Bonjour Monsieur LANCEL,

    Yves LANDES a-t-il pu répondre à votre message ?

    Bien cordialement,

    L’équipe d’Audio Design Sound

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