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LUMÏN D2 : tout en mieux !

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Le nouveau LUMÏN D2 est bien le digne successeur du D1 mais il possède un processeur plus rapide, une alimentation optimisée bien que n’étant plus dans un boîtier séparé comme l’alimentation du D1. Tout dans cette nouvelle génération repensée et conçue par Pixel Magic représente un tour de force louable.

Le LUMÏN D2 n’est pas seulement un appareil assez complet qui supporte maintenant Roon, MQA, Spotify, Tidal, Qobuz, TuneIn (radio Internet), AirPlay, UPnP (réseau) et USB streaming, mais son aptitude à prendre en charge les fichiers en DSD128 (5,6 Mhz)ou bien encore la musique diffusée via la connexion réseau ou une clé USB, fait de lui un appareil plutôt performant.

 

Pour cela le LUMÏN D2 utilise deux puces dac Wolfson WM8741, chaque canal possédant sa propre puce dac-chip. Le LUMÏN D2 est doté de sorties XLR ou RCA, qui peuvent également être utilisées simultanément. Tous les composants ont été regroupés sur une seule carte de circuit imprimé afin de réduire au maximum les trajets des signaux. Mais Pixel Magic a privilégié également la séparation des signaux numériques et analogiques pour minimiser aussi l’influence réciproque.

 

Les taux d’échantillonnage pris en charge sont les suivants : PCM, 44.1kHz – 384kHz, 16 – 32bits, Stéréo et DSD, 2.8MHz, 5.6MHz, 1bit.

Les formats de fichiers audio pris en charge sont les suivants :

  • DSD sans perte : DSF (DSD),
  • DIFF (DSD),
  • DoP (DSD),
  • PCM sans perte : FLAC,
  • Apple Lossless (ALAC),
  • WAV,
  • AIFF,
  • Compressé (avec perte) : MP3,
  • AAC (dans le conteneur M4A),

 

Outre les belles sorties analogiques XLR doublées RCA, vous bénéficierez d’une entrée Ethernet Network 100Base-T et de deux ports USB, pour clé USB ou disque dur USB (FAT32, NTFS, ou partitions Linux Ext2/3/4).

Le LUMÏN D2 intègre aussi deux sorties numériques : 1 S/PDIF et 1 BNC.

 

Tout ce qui concerne l’ajustement et la finition sont exemptes de tout reproche.

Il n’y a pas de télécommande ni de boutons car tout le contrôle se fait via l’application Roon ou l’application LUMÏN.

 

Le DAC du LUMÏN D2 contribue également à la réussite de cet appareil qui est décidemment abouti de bout en bout, il faut bien l’avouer. Car s’il y a une transparence qui se perçoit bien à son écoute, le convertisseur y contribue pour beaucoup. Là aussi, n’attendez rien d’ostentatoire. Tout se fait avec sagesse comme il se doit et avec brio quand il le faut.

Plutôt que de longs discours, il convient simplement de dire que le convertisseur du LUMÏN D2 apporte la musique sur un plateau qui n’est probablement pas fait en métaux précieux mais qui se trouve richement et finement rempli avec des mets fins et délicieux…

 

 

Que dire de l’écoute de ce nouvel opus ?

 

 

S’il fallait résumer en quelques mots, l’image sonore offerte la D2 est vraiment transparente et très aérée. Elle rend l’écoute des fichiers audio numérisés très agréable et très convaincante, que chacun des fichiers soit issu d’un disque dur externe, d’une clé USB ou de l’excellent site Qobuz.

L’équilibre tonal est tout aussi excellent. Chaque fréquence est à sa place et ne vient faire aucune ombre aux autres. Il y a du grave quand il faut, les voix sont bien en place sans effet de projection et l’ensemble du spectre sonore à l’écoute y apparaît clair et net pour déguster des médiums et des aigus qui font plaisir à entendre.

Sur Qobuz, l’album « Conversations » de Christian McBride, les voix humaines offrent une belle présence, une justesse tonale qui inspire d’emblée confiance. La contrebasse de Christian McBride est tour à tour endiablée, in petto ou encore abyssale au niveau des notes les plus graves. Rien d’excessif toutefois. L’instrument selon les morceaux musicaux peut apparaître très en avant ou plus en retrait, mais tout est perçu avec un luxe de détails qui est assez jubilatoire.

 

Si vous pensez maintenant trouver un quelconque signe d’extraversion chez le D2, autant le dire de suite. Vous en serez pour vos frais !

 

Si on peut parler de sagesse de la restitution sonore, rien ne vous permettra pour autant de qualifier la musique que vous pourrez écouter comme manquant de vie. Des cymbales ou encore des trompettes vont s’épanouir avec aisance mais sans exagération sur l’album « Levantine Symphonie n°1 d’Ibrahim Maalouf la fusion de la trompette avec un orchestre est des plus réussie. La superposition des plans sonores y est parfaitement réaliste, apportant quand il le faut beaucoup d’ampleur à la scène sonore.

Dans l’album « Jazz at the Pawnshop » en haute définition sur Qobuz, les sonorités du vibraphone, outre la finesse des harmoniques, déploie une chattoyance de sonorités qui ne peut que remporter l’adhésion.

Les cordes des guitares seront fruitées à souhait avec d’amples harmoniques. Il en sera de même avec un piano où le jeu des deux mains ressortira avec beaucoup de conviction pour peu que l’enregistrement soit à la hauteur.

L’album « Live in Montpellier » par Boulou et Elios FERRE retranscrit de manière fidèle et dynamique le jeux des deux guitariste. Tout est ici dans l’urgence très simple d’une écoute qui à du punch et de la vie à revendre. Que du bonheur !

Dans « Sketches Of Africa » par Antonio FORCIONE, la guitare se donne dans toute sa subtilité tonale. Les doigts qui glissent sur les cordes, les pincements, les appuis nous mettent au premiers rangs d’un spectacle vivant en diable. C’est tout simplement beau à écouter.

L’holographie est superbe et naturelle également. Par rapport au LUMÏN D1, les progrès sont importants. La profondeur est ainsi bien mieux restituée et l’étagement des plans sonores est plus convaincant. Il y de l’air qui circule entre les instruments et cela contribue à ce sentiment de vie qui en émane.

Les tutti d’un orchestre symphonique sont époustouflants de vérité sonore. Il y a du vent qui souffle, qui décoiffe et cela fait du bien à nos oreilles !

La 5ème symphonie de Gustav MALHER par Riccardo CHAILLY apporte un souffle considérable à son écoute. Les pupitres sont d’autant plus audibles qu’il y a beaucoup d’air qui circule. L’ensemble de l’orchestre se trouve très bien restitué au niveau de son étagement. Mention spéciale pour les cuivres dont la rutilance nous fait penser à ce que l’on écouter de plus probant dans une salle de concert véritable.

 

Le LUMÏN D2 est donc un streamer / convertisseur qui est facile à vivre et avec lequel on ne se posera pas de questions. Tout juste sorti de sa boite il fait déjà de la (bonne) musique. Et au bout de 150 à 200 heures vous serez surpris par ses qualités eut égard à son prix mesuré.

 

Car autant le dire, il est difficile de trouver une meilleure solution tout-en-un (streamer/DAC) pour ce prix. Comme le LUMÏN D2 dispose d’un contrôle de volume au niveau de l’application logicielle, vous pourrez l’utiliser comme préamplificateur si vous optez pour un système entièrement numérique.

L’utilisation avec Roon est de surcroît particulièrement transparente, et apporte un sentiment de vie bien réel lors des écoutes.

 

Le son du LUMÏN D2 est donc sans réserve, excellent. Il est capable d’en démontrer à des phalanges plus onéreuses. Sa capacité à faire jouer les instruments les uns avec les autres est enthousiasmante mais les passages doux sonnent également bien et les détails sont bien restitués. Le D2 n’ajoute rien et ne laisse rien de côté. La reproduction des aigus est douce et soyeuse, sans aucune dureté. Les tonalités graves sont bien assises et nettes.

Il faut noter que la différence entre les sorties XLR et RCA est remarquablement faible, ce qui rend encore plus attrayant l’acquisition de cet appareil et vous permet d’en tirer partie quelles que puissent être les entrées disponibles sur votre amplificateur.

 

Les fichiers DSD peuvent potentiellement sonner mieux que les CD ou les fichiers WAV si une attention particulière a été portée à la qualité de l’enregistrement. Avec un fichier DSD, c’est comme un voile très fin entre l’auditeur et les musiciens qui est véritablement enlevé. Cela rend l’écoute encore plus naturelle et permet à l’auditeur de se rapprocher un peu plus de la scène sonore. La scène peut gagner un peu plus de largeur et de profondeur également. Mais les qualités intrinsèques du LUMÏN D2 sont si bonnes que les différences existent mais ne sont pas très grandes.

 

Une autre de ses qualités, et pas des moindres, c’est la capacités du LUMÏN D2 à évacuer tout questionnement sur son caractère analytique. Bien qu’il ne soit pas le seul sur le marché aujourd’hui, on peut affirmer sans peine que la musique – l’impression sonore – sa signature – peut être comparée à une source analogique. Néanmoins, sur ce dernier aspect et pour son prix surtout, le LUMÏN D2 nous a surpris positivement. Le son est vraiment agréable et la lecture musicale est enjouée.

 

Du talent, il en possède beaucoup et pour sûr, vos oreilles seront faire la différence à son écoute.

 

Vous pouvez venir l’écouter en toute quiétude chez Audio Design Sound puisqu’il y est en écoute permanente.

 

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