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Il y a GRANDINOTE et… Il y a les autres… GRANDINOTE SHINAÏ

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Si vous ne connaissez pas cette magnifique marque Italienne, laissez-nous vous la présenter.

GRANDINOTE est une entreprise située en Italie, plus exactement en Lombardie près de Pavie.

Ce constructeur à fait le pari de doter tous ses amplificateurs du schéma Magnetosolid.

Le terme «Magnetosolid» fait référence à «Magneto» – pour ferromagnétique (fer et magnétique, on pense donc à un transformateur) – et « Solid », pour transistor (solid state en anglais). GRANDINOTE a conçu un schéma à transistors très similaire à ceux utilisés pour la réalisation d’amplifications à tubes mais avec un schéma inhabituel avec des transistors en sortie chargés par un transformateur. Ainsi, chaque transistor de puissance dispose de sa propre alimentation, et le trajet du signal depuis lʼentrée, ne rencontre aucun condensateur de liaison, ce qui fait qu’aucune contre-réaction nʼest appliquée au message électrique et que de surcroît, la polarisation de tous les étages d’amplification travaille exclusivement en classe A.

Nous allons aujourd’hui vous présenter plus particulièrement l’intégré SHINAÏ qui est le premier maillon de la gamme GRANDINOTE mais qui bénéficie de pas mal de particularités qui méritent que nous puissions nous y arrêter.

 

Sur le papier, la puissance de 37 W – exclusivement en classe A – peut faire l’objet d’un réel questionnement d’emblée. La puissance peut apparaître comme faible mais il faut dépasser très vite cette notion. A l’écoute, nous pouvons vous certifier que vous ne serez absolument pas frustré(e) par cette question, tant le GRANDINOTE SHINAÏ dispose d’une réserve de courant qui lui permet d’accompagner toutes les enceintes acoustiques du marché sans aucun problème. A un tel point que l’on doute que cet intégré possède aussi peu de watts sur le papier…

Question look, le caractère industriel qui est régulièrement rapporté par certaines personnes, obéit tout d’abord à des nécessités techniques. Le concept Magnetosolid, oblige à disposer les transistors d’une certaine manière, ce qui génère un appareil plus long que large.

De plus, l’intégré SHINAÏ est construit réellement sur deux circuit symétrique puisque l’on retrouve cette conception jusque dans la double alimentation électrique de cet appareil.

Enfin, si vous pensez que cet appareil semble frêle, nous ne pouvons que vous conseiller de faire de la musculation intensive à vos bras et vos épaules. Car si vous êtes capable de porter à bout de bras ce bébé de 40 kg, alors vous pourrez être considéré comme un athlète accompli !

 

 

C’est qu’il pèse lourd, le bougre !

Mais, il n’y a pas que son poids qui est remarquable.

Le son qu’il délivre l’est plus encore.

Le GRANDINOTE SHINAÏ est facile à vivre. 15 à 20 minutes suffisent pour en tirer le meilleur parti.

Mais là n’est pas le plus important.

Une minute.

C’est le temps maximum qu’il vous faudra pour vous prendre un uppercut monumental entre vos deux oreilles.

 

Le son du GRANDINOTE SHINAÏ est tout simplement hors norme et tutoie des sommets sonores, où de là haut, vous ne rencontrerez pas beaucoup de prétendants.

 

Mais c’est quoi pour nous un appareil hors norme ?

Ce n’est pas forcément considérer un appareil comme le meilleur dans la mesure où sur le planète HiFi, on peut toujours trouver mieux (moins aussi d’ailleurs mais c’est une autre histoire…). Un appareil qui va encore plus loin, qui fera plus de ceci ou de cela et sans qu’il y ait matière à contestation, on peut toujours en trouver aussi.

Mais à quel prix ? Avec quel rapport qualité prix ? Et lorsque l’on prend en compte ce dernier critère, eh bien, on va vite s’apercevoir que l’on peut en avoir davantage, certes, mais à des tarifs qui sont sans commune mesure avec certains de ces appareils hors norme justement.

 

La qualité sonore du GRANDINOTE SHINAÏ n’est pas seulement excellente, elle n’est pas seulement sublime par sa finesse et sa richesse tonale, elle est tout bonnement stratosphérique. Nous n’avons pas peur des mots !

15 secondes d’écoute, c’est le temps – pas plus – pour comprendre que l’on fait face à un appareil qui délivre un son d’exception.

1 minute, c’est juste quelques instants complémentaires pour être emporté dans un univers sonore totalement insoupçonné et qu’il vous sera difficile de quitter. Tout simplement, parce qu’à l’écoute du GRANDINOTE SHINAÏ, vous n’aurez plus à vous poser de question : c’est beau à entendre, cela chante, tout sonne juste et dans de justes proportions, tout y est criant de naturel et d’un réalisme sonore qu’il est rarissime de pouvoir saisir à un tel point dans un système audiophile à ce prix. Cela respire et cela vie à un niveau qu’il est rarissime de rencontrer. Les instruments prennent un poids et une matérialité qui sort littéralement des sentiers battus. Avec une dynamique exempte de brutalité qui est également remarquable.

Des graves incisifs viennent planter le décor des meilleurs enregistrements en la matière mais sans empiéter sur le reste du registre sonore. Les médiums sont à ce point équilibrés qu’à l’écoute des voix, nul questionnement n’est nécessaire pour en comprendre l’absolue et pertinente beauté. Ces voix justement prennent un relief, un grain qui pour nous est inédit. Les aigus sont d’une justesse à ce point confondantes, que l’on touche réellement au sublime et au raffinement de la restitution sonore. Et puis, l’image sonore est impressionnante à restituer les effets des enregistrements avec une foultitude de détails rarement entendus et qui viennent renforcer le caractère naturel des prises de son. Question rapidité et extinction des notes, c’est nous qui en restons sans voix ! Nous faisons face à un appareil qui va laisser de très nombreux concurrents derrière lui, sans aucune considération de prix ! Le SHINAÏ n’est pas seulement rapide mais les silences qu’il sait créer entre les notes apporte un relief impressionnant à la restitution sonore. Il y’a beaucoup de chair autour de l’os et ma foi, cela s’entend !

Alors bien sur, ça et là, d’aucuns pourraient reprocher une petite rondeur ou encore une justesse qui pourraient être plus affirmée. Mais franchement, rien qui pourrait toutefois remettre en cause cette transparence assez unique et cette capacité innée du GRANDINOTE SHINAÏ à nous emporter et nous émouvoir dans ce tourbillon sonore auquel personne ne pourra rester indifférent.

 

L’ambiance d’un bon microsillon vous sera révélé avec une intensité et une urgence qui vous plongera sans peine dans vos enregistrements avec un regard nouveau et gourmand. Nous en voulons pour preuve, l’écoute de la 6ème symphonie de Bruckner par Sir Georg Solti. Nous connaissons par cœur cet enregistrement que nous faisons tourner très souvent en CD, fichier numérisé et sur l’excellente plate-forme Qobuz. Rien n’égale pourtant le microsillon qui sait nous délivrer une ambiance sonore incomparable. Le GRANDINOTE SHINAÏ nous fait pourtant atteindre un nouveau palier de résolution sonore avec une holographie et un niveau des détails qui sont inouis et qui nous font vibrer à chaque note de musique. Mais le plus impressionnant reste encore la dynamique que l’intégré est capable de restituer. Cela contribue à une présence de l’orchestre qui nous permet d’approcher chaque groupe d’instruments comme s’ils étaient présents dans la pièce d’écoute, sans qu’il y ait pour autant un effet de focus ou encore un caractère analytique. Tout est magnifiquement fusionné, tout les pupitres jouent leur partitions à l’unisson et pourtant, chaque groupe d’instruments est parfaitement audible par rapport aux autres. Soyons clairs, nous sommes ici très proche de ce que nous pourrions entendre au concert.

L’écoute du très impressionnant album Organ Music Before Bach en haute résolution sur la plate-forme Qobuz nous permet de plonger comme jamais au sein de cette prise de son qui est remarquable, et dont le GRANDINOTE SHINAÏ vient pousser très loin la transparence, la dynamique, et le respect des plans sonores. Mais ce qui frappe le plus, c’est la richesse tonale et les textures harmoniques de l’orgue qui apparaît dans une dimension véritablement tridimensionnelle. Et puis, que dire des fréquences graves qui nous gratifient ici d’une énergie qui parvient à nous faire vibrer, au sens propre comme au sens figuré. Les infra graves ne sont pas seulement matériellement audibles, ils délivrent une énergie que l’on sent réellement se déployer dans les soubassements du spectre sonore.

Passons maintenant à « Straight Live » interprété par The Bassface Trio. Chaque instrument gagne ici en intensité et densité sonore. La contrebasse acquiert une matérialité parfaitement audible et chaque frottement des cordes nous apporte une matière sonore qui nous permet de saisir toutes les inflexions de son musicien. Ce qui étonne, c’est également la rapidité fulgurante du SHINAÏ qui sait accompagner avec célérité toute la complexité de l’enregistrement sans qu’il y ait le moindre traînage. De la même manière, l’extinction des notes contribue à cette restitution vive et naturelle de chacun des morceaux de ce bien sympathique album. La contrebasse justement, nous apparait ici dans sa dimension véritable et nous apporte une multitude de micro informations en terme de résonances.

 

« Rooting for you » de London Grammar (album Truth is A Beautiful Thing) constitue un morceau de choix lorsqu’il s’agit d’écouter un matériel. La réverbération donnée à cet enregistrement peut prendre un caractère envahissant et disons-le plutôt fatiguant sur des éléments qui ne sont pas capables de le prendre en compte. Plus redoutable encore, la fin de ce morceau, avec ses infra graves, constitue un moment redoutable pour les systèmes HiFi. Beaucoup ne sont tout simplement pas capables de les mettre en forme. Il n’en est rien ici. La profondeur de l’enregistrement est restituée avec beaucoup de réalisme et la fin de ce morceau nous permet d’apprécier avec gourmandise les soubassements qui nous sont offerts. La réverbération s’exprime ici de manière très naturelle avec une extinction des notes en profondeur qui ne vient pas perturber la restitution sonore. La voix encore, apparait dans toute ses harmoniques et met en valeur la tessiture de la chanteuse, sans excès.

Nous aimons beaucoup l’album « Unplugged » d’Alanis MORISSETTE, mais nous devons avouer notre frustration à son l’écoute. L’enregistrement est, il faut l’avouer, un peu brouillon, avec un niveau de qualité sonore qui n’est pas exceptionnel : bande passante déséquilibrée, haut-médiums peu stabilisés, superposition des plans sonores qui dessert la lisibilité du message sonore… A notre grande surprise, le SHINAÏ nous apporte une tout autre perspective sonore. L’ensemble de l’album devient plus audible avec une foultitude de détail qui nous sont révélés. La voix d’Alanis Morissette parvient enfin à s’extirper du brouhaha sonore pour nous offrir toute la subtilité tonale de sa voix. Désormais, tout les instruments de trouvent à leur place et ne se font plus concurrence pour déboucher sur une cacophonie qui peut devenir fatigante. Sur « I was Hoping » ou encore « Uninvited » nous découvrons enfin ce que ce live est en mesure de nous apporter : de la spontanéité et de la vie. Le public en arrière y est plus présent et les applaudissements apparaissent à leur juste dimension.

Sur l’album « Percussion » de GUEM, le GRANDINOTE SHINAÏ nous permet enfin de goûter avec satisfaction à la magie des… percussions justement. Nous retrouvons ici ce velouté de la frappe sur les peaux mais qui sont enfin restituées avec toute l’énergie qui en est issue, sans subir comme bien souvent cette dispersion du message sonore qui donne un côté pâteux à la restitution sonore. Il en est de même sur l’album, « Aux Couleurs du Moyen Age » par l’ensemble Terre en Sienne, où les harmoniques des tambours nous parviennent avec une densité qui est impressionnante et bienvenue. La présence des voix y est tout simplement magnifique avec une présence rarement atteinte à ce niveau, et disons le sur des systèmes sans aucune comparaison de prix.

Dans la même veine, l’album « Poem of Chinese Drums » par Yim Hok Man est un vrai choc d’un point de vue sonore. Le SHINAÏ apporte à cet album une dimension acoustique que nous n’avions jamais entendu à un tel niveau. Les percussions sont ici magnifiés par l’intégré qui nous apporte un surcroît de réalisme et d’énergie tout bonnement impressionnant. C’est vif, c’est rapide, c’est tendu, c’est précis, cela fourmille de vie ! Vous n’écoutez plus de la musique. Vous êtes dans la musique, au coeur même de ces talentueux musiciens et vous vibrez au rythme de leurs percussions. C’est tout simplement inoubliable !

 

 

L’album « On Every Street » de Dire Straits, marque les esprits non seulement parce qu’il est le sixième et dernier album du groupe, mais aussi par le fait qu’il culmine au niveau des performances sonores. Encore faut-il un ensemble qui soit capable d’en saisir toutes les subtilités, plus particulièrement vocales. Le GRANDINOTE SHINAÏ nous apporte une fois de plus toute l’étendue de son talent. La voix de Mark Knopfler dans le morceau « You and Your Friend » nous surprend par la capacité de l’intégré,  à nous apporter toutes les subtilités de la voix du chanteur que nous ne soupçonnions pas. Les inflexions de Mark Knopfler, ses intonations apparaissent ici dans toutes leurs subtilités. C’est même la première fois que nous pouvons percevoir ainsi le caractère un peu rocailleux et changeant de cette voix au cours de ce morceau.

 

Mais, le GRANDINOTE SHINAÏ nous permet d’atteindre des sommets encore plus altiers lorsque nous passons à l’écoute de grands ensembles instrumentaux. Les tableaux d’une exposition interprétés par James Levine nous apportent une texture orchestrale hors du commun. Que l’on ne s’y trompe pas d’ailleurs. La lisibilité de l’ensemble des pupitres de l’orchestre n’a n’égale que la capacité du SHINAÏ à nous gratifier des plus infimes détails de l’enregistrement. A un point tel, que nous ne n’hésitons pas à reconnaître que nous nous livrons à une véritable (re)découverte de cet enregistrement. Tout y est, mais avec une intensité sonore, une présence orchestrale, une densité de la musique qui égale de très près ce que nous pouvons justement ressentir lorsque nous avons la chance d’aller au concert.

 

La 5ème symphonie de Gustav MAHLER par Riccardo CHAILLY est de la même veine sonore. De la lave en fusion coule de notre ensemble d’écoute et le GRANDINOTE SHINAÏ fait briller de mille feux les cuivres et les cordes de l’orchestre, dans une perspective sonore aussi ample que large, aussi juste tonalement parlant qu’explosive sur le plan de la dynamique. L’étagement des plans sonores frôle la perfection. Nous n’écoutons pas un concert. Non, nous y sommes car la prise de son nous enveloppe littéralement, complètement, viscéralement, tant les tutti de l’orchestre s’accompagne de toute l’énergie qu’ils dégagent.

 

Vous l’aurez compris, nous étions déjà sous le charme du son GRANDINOTE bien avant de vous livrer ici nos impressions car nous connaissions cet appareil. Mais le voyage sonore, dans notre espace dédié, avec les meilleures sources du moment (dont un GRANDINOTE VOLTA dont nous vous reparlerons très bientôt…) à littéralement fait voler en éclat nos références sonores.

 

Alors bien sur, vous pourrez nous rétorquer que ce n’est pas la première fois que nous exprimons notre enthousiasme pour un appareil. Et il y en aura probablement d’autres à venir.

 

Mais deux choses toutefois. Des appareils, nous avons l’occasion d’en écouter régulièrement et vous n’en entendrez pas tous parler de notre part. Cela veut dire que nous ne communiquons que sur ce qui nous semble sortir du lot.

Par ailleurs, si nous conservons dans nos cœurs d’audiophile plusieurs références, c’est que nous sommes conscient que nos recherches doivent être accessibles à des oreilles dont les goûts peuvent être différents.

Seulement voilà, il arrive des fois où nos écoutes nous conduisent à sortir des sentiers battus.

Le GRANDINOTE SHINAÏ fait parti de ces appareils là. Il y en a peu à pouvoir y prétendre.

 

Maintenant, nous vous invitons à ne pas nous croire sur parole et de venir – par vous même – convaincre vos oreilles, du bien-fondé de nos affirmations.

 

Venez donc.

Nous sommes tranquilles.

Nous sommes certains que vous nous donnerez raison.

 

Et encore, le SHINAÏ n’est que le premier maillon de la gamme GRANDINOTE…

GRANDINOTE est en écoute permanente chez Audio Design Sound. Et pour longtemps !

 

 

 

Système écouté :

  • GRANDINOTE VOLTA (streamer & DAC)
  • GRANDINOTE SHINAÏ
  • Enceintes acoustiques SPATIAL AUDIO
  • câbles ANALYSIS PLUS
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